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Tome premier.
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SUR LES SCIENCES MATHÉMATIQUES. 4^5

nombre entier, ni fractionnaire. Bientôt, il osa s’éle-ver à cette observation plus générale, que tous lesrapports des êtres, toutes les lois de la nature peu-vent être exprimées par des quantités du mêmegenre; que le véritable objet des sciences physiquesest de savoir déterminer la valeur de ces quantités,et de connaître les lois auxquelles elles sont assujet-ties , idée sublime et vaste qui est la première et l’u-nique base de toute la philosophie naturelle.

C’est ainsi que nous devons entendre ces nombreset cette harmonie de Pythagore, qui, chez des hom-mes trop ignorants pour saisir le véritable sens deees expressions, ont servi de fondement ou de pré-texte aux plus absurdes rêveries. Car tel était le mal-heur de l’espèce humaine, longtemps livrée à uneignorance stupide ou à de honteuses superstitions:le flambeau allumé par le génie, mais placé à unetrop grande distance d’elle, ne lui prêtait qu’unefausse lumière et ne servait qu’à l’égarer.

On attribue aussi à Pythagore la première idéedu véritable système du monde, celle de regardercomme immobiles le soleil et les étoiles, et d’expli-quer leurs mouvements apparents, en supposant laterre animée d’un mouvement de rotation diurnesur son axe, et décrivant une orbite annuelle autourdu soleil.

Il est vraisemblable que Pythagore devina ce sys-tème, d’après les nombreuses observations qu’il avaitrassemblées dans ses voyages. Ses compatriotes lecombattirent d’abord, et l’oublièrent ensuite, soitparce qu’ils ignoraient les détails de ces mêmes ob«