discours
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servations, soit parce que, dans les gouvernementspopulaires, toute vérité trop opposée aux idées vul-gaires expose le savant qui oserait s’en rendre l’apô-tre, à des dangers réels ou à la haine d’une multitudedont on peut mépriser les erreurs , mais dont il fautcapter le suffrage.
Nous préférons cette opinion à celle qui supposeque Pythagore a dû ces vérités à l’Inde ou à l’É-gypte. Il fallait en effet, pour imaginer un pareilsystème, s’élever trop au-dessus des sens; il fallaitemployer une combinaison d’idées trop profondepour que l’on puisse, avec quelque vraisemblance,en attribuer la première invention à des peuples es-claves , dans leurs opinions comme dans leurs per-sonnes, et tremblant avec une égale lâcheté devantleurs tyrans, devant leurs prêtres ou devant leursennemis. Et ces prêtres (dont on a tant vanté le pré-tendu savoir),contents des faibles connaissances quiles rendaient supérieurs à leurs stupides compa-triotes, n’ont jamais rien perfectionné (en suppo-sant même qu’on puisse s’en rapporter à leurs his-toires); sinon l’art de perpétuer l’ignorance dupeuple, démultiplier ses erreurs et d’en profiter.
N’est-il donc pas plus naturel d’attribuer ceux despremiers progrès des sciences qui ont demandé dugénie, à ce même peuple grec, au génie duquel lessciences ont dû, depuis, tous leurs progrès; au seulpeuple de l’antiquité chez qui l’on trouve ce dond’invention, aujourd’hui répandu chez la plupartdes nations de l’Europe, et alors concentré dans l’u-nique pays où les hommes connussent un autre