DISCOURS sur l’astronomie. 483
mandait une longue et pénible assiduité dont il nousétait impossible de nous flatter ; et des traités parti-culiers n’auraient pu être entendus que par le petitnombre de ceux qui auraient conservé non-seulementla connaissance, mais l’usage de ce qu’on apprendde mathématiques dans l’éducation ordinaire.
Nous avons donc cru devoir changer la manièremême d’enseigner ces traités particuliers, donnerpresque toujours l’esprit des méthodes, plutôt queles méthodes mêmes; indiquer les démonstrations,au lieu de les développer; nous borner à présenterl’ensemble des résultats d’une science , à offrir letableau philosophique de son histoire, de ses pro-grès, de ses rapports avec les autres parties de nosconnaissances ou avec nos besoins, à marquer enfinles bornes où elle s’arrête aujourd’hui, et le pointauquel on peut espérer d’atteindre. Cette manièrede traiter les sciences ne doit pas être regardée commeuniquement propre à satisfaire une curiosité frivole.En se rappelant les vérités utiles que nous devonsaux mathématiques, en voyant jusqu’à quel pointelles nous ont fait avancer dans la connaissance deslois de la nature, en prenant une idée plus précisedes moyens qu’elles nous offrent pour y faire encorede plus grands progrès, on saura mieux ce qu’onpeut espérer de connaître, ce qu’on peut avoir in-térêt d’apprendre. On sera plus en état d’apprécierFutilité de chaque partie, de chaque degré de cesconnaissances. L’histoire seule des mathématiquesest une des parties les plus importantes de cellede l’esprit humain. Il n’en est aucune où l’on puisse