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Tome premier.
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DISCOURS A l’aSSKJVIBLÉE NATIONALE. 5ot)

unité de longueur naturelle et invariable, forma lepremier le plan d’y rapporter toutes les mesures poul-ies rendre par là uniformes et inaltérables. L’Acadé-mie s’est toujours plus honorée dans ses annalesd’un préjugé détruit, d’un établissement public per-fectionné, d’un procédé économique ou salutaireintroduit dans les arts, que d’une découverte diffi-cile ou brillante ; et son zèle, encouragé par votreconfiance , va doubler d’activité et de force. Et com-ment pourrions-nous oublier jamais que les premiershonneurs publics, décernés par vous, l’ont été à lamémoire d’un de nos confrères? Ne nous est-il paspermis de croire que les sciences ont eu aussi quel-que part à ces marques glorieuses de votre estimepour un sage qui, célèbre dans les deux mondes parde grandes découvertes , n’a jamais chéri dans l’éclatde sa renommée que le moyen qu’elle lui donnaitd’appeler ses concitoyens à l’indépendance d’unevoix plus imposante, et de rallier en Europe, à unesi noble cause, tout ce que son génie lui avait mé-rité de disciples et d’admirateurs ?

Chacun de nous, comme homme, comme citoyen,vous doit une éternelle reconnaissance pour le bien-fait d’une constitution égale et libre, bienfait dontaucune grande nation de l’Europe n’avait encorejoui ; et pour celui de cette déclaration des droits,qui, enchaînant les législateurs eux-mêmes par lesprincipes de la justice universelle, rend l’hommeindépendant de l’homme, et ne soumet sa volontéqu’à l’empire de sa raison.

Mais des citoyens voués par état à la recherche de