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Tome premier.
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526 LETTRE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE.

employer quelquefois de la manière la plus inutilele temps des académiciens, que d’avoir l’air de don-ner son jugement comme une règle éternelle. Maisle nombre de ceux qui consument en pure perteune partie de leur vie à ces vaines recherches, donttout le fruit est de nuire à leur fortune, et trop sou-vent d’altérer leur raison , l’a déterminée à prendreune résolution qu’elle a crue propre à les détournerde cette occupation. Elle a craint que si elle conti-nuait à examiner leur solution , elle pût être accuséede les encourager à s’en occuper, et qu’elle ne serendît en quelque sorte complice des malheurs quileur arrivent.

Fidèle à ce principe, l’Académie n’a pas cru de-voir faire une exception pour l’ouvrage de M. Gué-rin; son examen n’aurait servi qu’à montrer en quoiconsistait l’erreur de cette prétendue solution ; etpeut-être, en apprenant qu’elle s’occupait encorede ces questions, d’engager quelques autres per-sonnes à se livrer à des espérances de succès, quel’expérience a prouvé être rarement sans danger.

Je suis avec respect, Monsieur le président,

Votre très-humble et très-obéissant serviteur.

Signé , Condorcet.