Band 
Tome premier.
Seite
545
JPEG-Download
 

DE LA SCIENCE, ETC. 1 545

leurs à une mesure commune, devient une partienécessaire delà mathématique sociale.

La valeur d’une chose peut n’être pas la même, sion la considère comme actuellement et absolumentdisponible, comme ne l’étant que pour un temps,après lequel elle doit cesser de l’être pour le mêmeindividu, comme ne devant le redevenir qu’à unecertaine époque.

Ces diverses considérations s’appliquent à toutesles choses dont on peut tirer un service quelconque,sans les altérer, ou dont les altérations peuvent êtreévaluées.

De là naît la théorie de ce qu’on nomme intérêtde l’argent.

Quel que soit l’objet que cette science considère ,elle renferme trois parties principales : la détermina-tion des faits, leur évaluation, qui comprend lathéorie des valeurs moyennes, et les résultats desfaits.

Mais, dans chacune de ces parties, après avoirconsidéré les faits, les valeurs moyennes ou les ré-sultats, il reste à en déterminer la probabilité. Ainsi,la théorie générale de la probabilité est à la fois uneportion de la science dont nous parlons, et une desbases de toutes les autres.

On peut diviser les faits en deux classes : les faitsréels, donnés par l’observation, et les faits hypothé-tiques, résultant de combinaisons faites à volonté.Sur tant d’individus nés le même jour, tant sont mortsla première année, tant la seconde , tant la troisième 5voilà des faits réels. Je suppose deux dés de six faces,I. 35

(i

I