Band 
Tome premier.
Seite
578
JPEG-Download
 

FRAGMENT DF. JUSTIFICATION.

5 7 8

biens nationaux qu’en organisant le papier-monnaied’une certaine manière. Une discussion sérieuse entreles hommes qui entendaient ces objets eût amenéun bon système. En y faisant intervenir les mouve-ments populaires, on est parvenu à faire triompherson opinion, mais on s’est mis dans la nécessité d’a-gir au hasard. On a gâté ce que l’établissement d’unpapier-monnaie, s’éteignant successivement par lavente des biens nationaux, avait de véritablementutile. On a retardé les rentrées des ventes au lieu deles accélérer.

Ainsi,j’ai pu sans doute me tromper dans quel-ques parties de mon opinion; mais elle avait pourobjet de faciliter la vente des biens nationaux, et sur-tout d’en accélérer les rentrées. Ainsi, en m’élevantcontre l’opinion populaire du moment, je défendaisencore la cause du peuple.

On organisa la Trésorerie nationale; on me pro-posa d’y occuper une place. J’avais publié un ou-vrage destiné à prouver que ces places devaientêtre conférées par une élection populaire, et commel’Assemblée nationale seule pouvait être alors uncorps électoral, agissant au nom des quatre-vingt-trois départements, je désirais qu’elle fût chargée del’élection. Elle avait préféré donner la nomina-tion au roi. Ceux qui avaient le désir de me voir undes six commissaires suivaient, les uns, leur projetalors très-patriotique de commencer enfin à fairedonner les places à des amis de la liberté; les autresme croyaient propre à défendre le trésor publiccontre les ministres. Je n’ai point trompé celte der-