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Tome premier.
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FRAGMENT DE JUSTIFICATION.

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nière espérance, et je suis parvenu, non sans quel-que peine , à faire insérer dans le plan d’organisationun article qui aurait prévenu l’abus que les ministrespouvaient faire des fonds de leur département.

II avait été impossible de faire une révolution parun mouvement général de la masse du peuple, etd’établir la liberté et l’égalité d’une manière mêmeimparfaite, sans que les opinions populaires fussentdiscutées par le peuple même. Il devait en résulterdes semences de désorganisation et un moyen facilepour des intrigants d’acquérir la puissance, en flat-tant la partie ignorante du peuple par l’exagérationde ces principes. Il se forma donc un parti désorga-nisateur. D’un autre côté, les nobles, les riches, quis’étaient d’abord unis au peuple de bonne foi, sevoyaient avec peine confondus avec lui, étaient in-quiets de ces mouvements. Ils devaient chercher àrétablir le règne de la loi, et il devait se former parmieux un parti d’hommes qui, sous l’apparence du zèlepour la paix, pour le maintien de l’ordre , cherche-aientàdétruire l’esprit public dans le peuple, et à letenir, au nom de la loi, dans la dépendance de ceuxà qui les autorités nouvellement établies devaientêtre confiées. Il se forma donc un parti d’hypocritesde modération et de sagesse. Tout homme qui n’étaitpas sans lumières et dont le patriotisme était sin-cère, devait haïr également ces deux systèmes etse séparer de ces deux partis. C’est ce que je fis : jeme séparai des Jacobins, lorsque je les vis les instru-ments de quelques factieux; je cessai d’avoir desliaisons relatives aux affaires publiques avec ce qu’on

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