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Tome premier.
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6o4 FRAGMENT DE JUSTIFICATION.

commune de Paris, lutte facile à éviter en s’adres-sant aux sections qui ne partageaient point l’espritviolent et désorganisateur de cette commune; en seservant de la commune elle-même, qui gémissait sousla tyrannie de quelques vils agitateurs.

Mais ces malheurs pouvaient répandre des soup-çons odieux sur les principes des députés qui, zélésdéfenseurs des droits du peuple, avaient hautementapprouvé la révolution nouvelle, et dont la résis-tance au parti de la cour en avait montré la né-cessité et facilité les moyens. Heureusement pendantles massacres du 2 septembre on excitait contre cesmêmes députés la fureur du peuple; on rédigeaitcontre eux, au nom de la commune, des mandatsd’arrêt qu’on n’eut pas l’audace de signer. Le chefdes calomniateurs et des assassins, l’infâme et in-sensé Marat, les dénonçait comme voulant releverle trône, aujourd’hui pour y placer Brunswick, de-main pour y remettre Louis XVI. Une autre fois, illes accusait d’avoir fait déclarer la guerre pour don-ner le commandement à La Fayette, dont il savaitcependant que ce général était dès lors l’ennemidéclaré.

J’étais un des premiers objets de la haine de cettecabale, qui est parvenue parla terreur à faire siégerquelques hommes vils et sanguinaires dans la Con-vention nationale, mais qui ne parviendront pas àla gouverner; qui, surtout, ne parviendront pas àremplir leur premier objet: celui de s’enrichir envendant des décrets, soit à des intrigants, soit à destyrans étrangers.