ÉLOGE DE 91. DE LA CONDAMINE. J'JH
métriquement, et l’élévation du baromètre à leursommet, la déclinaison et l’inclinaison de l’aiguilleaimantée, l’observation de l’obliquité de l’écliptique,la mesure de la réfraction horizontale à différentesélévations au-dessus de la mer, la mesure enfin dudegré dji méridien. Cette table contenait un précisdes travaux de sept années. M. de la Condamine eutla modestie de laisser en blanc les nombres qui de-vaient exjirimer les résultats, et de réserver à M. Bou-guer le soin de les remplir. Occupé uniquement duplus grand bien des sciences, il eut le courage derendre cet hommage au nom que M. Bouguer s’étaitfait parmi les mathématiciens, et de prouver qu’in-capable d’abandonner ses droits, il savait cependantles sacrifier à l’utilité publique.
Un autre monument, non moins nécessaire, oc-cupa longtemps M. de la Condamine. Quelque justeconfiance que puisse avoir un astronome dans l’exac-titude de ses opérations, quelques précautions qu’ilait prises, il peut se faire que quelque chose lui aitéchappé : au bout d’une longue suite de siècles, lagrandeur des mesures peut avoir varié, leur déno-mination être restée la même; il était donc impor-tant que les deux points extrêmes de la base, qui» étaient le fondement des opérations trigonométri-
ques , fussent fixés par des monuments solides. M. dela Condamine les marqua par deux pyramides, oùil devait placer une inscription. L’Académie des belles -lettres de Paris, consultée avant le départ, en avaitprescrit la forme; mais pour obtenir que cette ins-cription fût gravée, et qu’on laissât subsister uneII.
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