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Tome deuxième.
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ÉLOGE de: m. de la condamine. 197

verte de débris de volcans : l’Auvergne, le Langue-doc, l’Irlande, les îles du nord de l’Écosse, une par-tie de l’Islande et de l’Allemagne, offrent les mêmesobjets; et tout, sur la surface du globe, annoncede grandes révolutions antérieures à nos histoires.

M. de la Condamine vit à Naples le Vésuve et lesantiquités qu’on retirait en foule d’une ville ense-velie, il y a plus de seize siècles, sous les laves de cevolcan, et sur les débris de laquelle on construisaitde nouvelles habitations; tant l’habitude a le pouvoirde familiariser les hommes avec les dangers les pluseffrayants : il serait plus aisé qu’on ne croit de lesguérir de la peur, et par conséquent delà plupart deleurs erreurs et de leurs maux.

M. de la Condamine avait vu, à Gènes, ce vased’émeraude que le peuple regarde comme une re-lique, et les gens plus éclairés comme une antiquetrès-précieuse; il y avait observé des bulles d’air etd’autres marques qui semblent prouver que ce vasesi vanté, ce gage sur lequel les Génois ont jadis em-prunté des sommes si considérables, n’est qu’un platde verre coloré. M. de la Condamine eût voulu lesoumettre à une épreuve plus sûre, et en examinerla dureté. Les idées religieuses qu’on a eu soin d’at-tacher à ce monument, les précautions avec lesquelleson le montre, et qui prouvent combien les posses-seurs du vase craignent ces épreuves, les rendentdifficiles et même dangereuses. On prétend néan-moins que M. de la Condamine eut l’audace de lestenter; qu’en faisant semblant d’examiner le vase avecune attention scrupuleuse, il allait en essayer la du-