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Tome deuxième.
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ÉLOGE 1)E M. DE LA CONDAMIKE. 201

consentit à en être juge. Il se soumit à de longuesexpériences d’électricité, qui malheureusement ne lesoulagèrent pas. Enfin, lorsqu’il n’eut plus rien àdonner à l’humanité , il lui fit le sacrifice de sa vie.Ayant lu la description d’une opération peu connueencore, et qu’on proposait comme utile pour guérirune des maladies dont il était attaqué, il voulut con-sacrer le peu qui lui restait de jours à une épreuveutile : il se soumit à cette opération, instruisit lechirurgien qui devait la lui faire, en discuta aveclui tous les détails. L’opération fut secrète ; et aucunmot, aucun signe de douleur ne trahit ce mystère,même aux yeux de sa femme, que sa tendresse devaitrendre si clairvoyante.

Il mourut des suites de cette opération, sans que soncourage, sa gaieté et son activité se soient démentisun seul instant. Quelque temps après l’avoir soufferte,il dressa un mémoire de réponses à des questions surles mœurs des Américains, qu’un savant étranger luiavait proposées. Peu de jours avant sa mort, il vou-lut faire confidence de son état à un ami; et le pre-mier mot de cette confidence fut un couplet plai-sant sur les suites de l’opération qui le conduisaitau tombeau. Son ami,.étonné de ce début, le futencore davantage lorsque après lui avoir achevé ledétail de ses maux, Il faut nous quitter , dit le mou-rant; j’ai deux réponses à faire en Espagne ; c'est lejour de la poste ; le courrier prochain , peut-être il nesera plus temps. Dans ces derniers jours, où ses dou-leurs lui laissaient à peine une heure de relâche, ilfit encore des vers. Toujours semblable à lui-même,