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Tome deuxième.
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ELOGE UE M. TKIIDA.INE.

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tionale, à faire pencher en sa faveur la balance ducommerce, semblaient à M. Trudaine autant d’obs-tacles au bien même qui en avait été quelquefois lemotif et souvent le prétexte.

Il croyait que les lois les plus sagement combinéesproduiraient tout au plus le même bien que la libertéseule eût produit, et le produiraient plus lentementet d’une manière plus imparfaite.

Mais le commerce, lié d’un côté à l’administrationdes finances, enchaîné de l’autre part par des traitéspolitiques, était bien loin de pouvoir espérer uneliberté entière : M. Trudaine fut obligé de se bornerà relâcher ses fers, à rouvrir pour l’industrie desroutes que les préjugés avaient longtemps fermées.

Par # une suite des mêmes principes, il pensait queplus une denrée est nécessaire, et le besoin de cettedenrée général et pressant, plus aussi le commerceen doit être libre, puisque l’effet naturel de laliberté du commerce est de rendre les denrées pluscommunes, d’en diminuer le prix, et de les fairecirculer plus rapidement et avec plus d’uniformité:c’était donc surtout dans le commerce des subsis-tances que toute atteinte à la liberté lui paraissaitdangereuse. Avant même d’avoir aucun autre droitde s’occuper de ces objets, que celui qui appartient<à tout citoyen éclairé, il avait employé, auprès desministres, pour obtenir des lois favorables à laliberté du commerce des subsistances, cette activité,cette persévérance que les hommes n’ont guère quepour leurs intérêts particuliers. Ce zèle ne pouvaitnaître que d’une conviction profonde, que d’un dé-