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Tome deuxième.
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ELOGE DE M. TRUD/UNF,.

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Trudaine, des jours heureux qu’il n’espérait plus.

Les fermiers des impôts trouvèrent dans M. Tru-daine un magistrat exact à maintenir les engage-ments que le roi avait contractés avec eux; maisn’oubliant jamais que le souverain était lié à sonpeuple par des engagements antérieurs et plus sa-crés; combattant les extensions que, trompés sansdoute sur l’étendue des droits affermés par le prince,ils cherchaient à donner à ces droits; s’y opposantavec une vigilance qu’on ne pouvait surprendre,avec une sagacité qu’on ne pouvait tromper, mêmeen prenant le bien public pour prétexte;enfin, avecune fermeté inébranlable qu’on était étonné de trou-ver dans un homme d’un caractère naturellementdoux et assez facile pour qu’on ait pu quelquefoisl’accuser d’être faible. Mais l’amour de la justice etdu bonheur du peuple avaient eu la force de l’em-porter sur son caractère, force qui semble n’appar-tenir qu’aux passions. Nous n’ajoutons pas qu’ilmontra dans ces occasions une équité incorrup-tible : heureusement nous ne vivons ni dans uripays ni dans un siècle où une telle observationpuisse être un éloge.

Dans l’administration du commerce, M. Trudainetrouva encore que les opinions adoptées par le com-mun des gens en place étaient en contradictionavec ses propres principes. Selon lui, le commercedevait être entièrement libre ; les restrictions qui legênent ne lui paraissaient que des impôts mis surle commerçant, et payés par le peuple : toutes ceslois qu’on veut employer à favoriser l’industrie na-