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Tome deuxième.
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ÉLOGE DF. JM. TRU DAINE.

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en rendre de nouveaux, il fut regretté des étrangers.Ceux qui avaient parcouru la France avaient apprisà le connaître par le bien qu’il avait fait; ceux quele désir ou de jouir de nos arts ou de connaître noshommes célèbres avait amenés à Paris, cherchaientavec empressement à être admis dans sa société ; etlorsqu’ils retournaient dans leur pays pleins du sou-venir des vertus que la simplicité de son caractère11’avait pu leur dérober, ils peignaient M. Trudainecomme un magistrat éclairé et incorruptible, commeun citoyen ami du peuple, comme un philosopheoccupé du bonheur de tous les hommes. Dans uneâme aussi élevée, l’amour de la patrie n’excluaitpoint l’intérêt que l’on doit aux autres nations,même à celles qui, par une fausse politique, se re-gardent comme nos rivales. Il ne croyait point quela prospérité d’un Etat (si elle se fonde sur le mal-heur de ses voisins) puisse jamais être ou réelle oudurable; convaincu que pour les nations qui habi-tent le globe, comme pour les hommes réunis dansla même société, l’intérêt particulier bien entenduse confond avec l’intérêt général.

Nous ne parlerions pas du désintéressement deM. Trudaine, si malheureusement cette vertu n’étaittrès-rare, même parmi ceux qui n’auraient aucunmérite à la pratiquer; si surtout elle n’était tropsouvent un effet de l’orgueil ou d’une avidité plusadroite. M. Trudaine fut désintéressé, et il le fut sansfaste. A la mort de son père, ayant été nommé à sesplaces dans le conseil des finances et dans celui ducommerce, il demanda au feu roi la permission de