ÉLOGE DE M. I>F. EOUROELIN.
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renaissance des lettres, cette latinité devint ridicule;et les médecins, qu’un poète philosophe avait cher-ché à corriger de ce qui leur restait d’une anciennebarbarie, s’empressèrent de renoncer au latin desécoles; mais, comme il arrive toujours, on alla unpeu au delà du but. A une latinité trop commune,on substitua des expressions recherchées; ces motsbarbares furent remplacés par des termes choisisavec affectation; au style scolastique, succéda unstyle fleuri, trop peu assorti aux idées qu’il fallaitrendre : le style de M. de Bourdelin n’était pas ab-solument exempt de ces défauts; mais il n’en avaitgardé que ce qu’il fallait pour réussir alors.
La réputation qu’il avait acquise, en se livrant àsa bienfaisance, devint bientôt pour lui une res-source nécessaire. Le second mari de sa mère mou-rut en 173 a, après avoir dissipé sa fortune et cellede sa femme; il laissait des dettes considérables, aupayement desquelles elle s’était engagée. Quelqueétrangères que ces dettes pussent paraître à M. deBourdelin, elles intéressaient l’honneur de sa mère;il voulut les acquitter; il voulut lui assurer unesubsistance indépendante et convenable à son état :ces sacrifices absorbèrent une grande partie de safortune.
M. de Bourdelin avait alors un frère encore mi-neur, à qui les lois ne permettaient pas de partagerles devoirs de son aîné; mais le premier soin ducadet, à l’époque de sa majorité, fut d’obliger sonfrere à lui accorder l’honneur de la moitié du sacri-fice, et il l’obtint. M. de Bourdelin ne mit point