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Tome deuxième.
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’l'jS ÉLOGE DK M. DE BOU il DELIN.

En 17^6, M. de Bourdelin avait été doyen de lafaculté de médecine. Chef électif et annuel d’unecompagnie composée d’hommes réunis par lesmêmes études, mais divisés d’opinions, chez qui larivalité de gloire et de fortune rend cette contrariétéplus active, et change en partis les disputes sur lessciences : M. de Bourdelin connaissait tous les de-voirs et toutes les difficultés d’une telle place; ilvoyait combien il était difficile de gouverner uncorps qui, destiné à augmenter et à répandre leslumières, et en même temps soumis à une consti-tution organisée dans les siècles d’ignorance; uncorps qui tient, par les formes, aux anciennes écoles,par ses connaissances, à la philosophie moderne ;qui doit à la fois détruire les préjugés et s’opposeraux nouveautés; où l’esprit de corps peut être dan-gereux pour les citoyens, où la réunion des lumièreset des travaux leur est si utile; dont tous les mem-bres sont égaux et libres, mais où l’âge et la répu-tation aspirent à la domination, tandis que la jeu-nesse affecte l’indépendance. Il savait que le doyend’une telle compagnie doit y maintenir la paix sanséteindre l’émulation ; conserver la dignité de saplace, en se souvenant de l’égalité qu’il n’a perdueque pour un moment; être enfin un chef ferme etrespecté, sans cesser d’être un confrère modeste.M. de Bourdelin sut vaincre sans efforts les diffi-cultés de sa place, et remplir ses devoirs sans fai-blesse, et cependant sans se faire un seul ennemi.Tous applaudirent à sa conduite, parce qu’ils con-naissaient les sentiments qui la lui inspiraient : le