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Tome deuxième.
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296 ÉLOGE DE 31 . DE HALLEK.

tous les temps, et presque à toutes les heures del’incubation , lui offrait des avantages qu’il n’eût pastrouvés, eu faisant les mêmes recherches sur d’au-tres genres d’animaux. Il suivit la formation dupoulet, depuis l’instant où l’on aperçoit dans l’œufune première apparence de changement, jusqu’àcelui où l’animal quitte l’œuf dans lequel il s’estformé. Il vit, pour ainsi dire, les organes naître suc-cessivement sous ses yeux , acquérir de la vie et dumouvement; se transformer, se perfectionner, pren-dre entre eux la disposition qu’ils doivent avoirdans l’animal; les artères, les veines se développer;enfin, il vit naître un poulet par l’accroissement etle développement d’un petit corps oblong et blanc,à quelque distance duquel on voit battre et se mou-voir une petite lame allongée, qui en paraît absolu-ment séparée. Les vaisseaux du poulet naissant seconfondent avec ceux du jaune de l’œuf, et formentavec eux un tout continu; et comme ces vaisseauxdu jaune s’observent dans les œufs non fécondés,\I. de Haller crut pouvoir en conclure que le pouletexiste tout formé dans l’œuf avant la fécondation.Il ne douta point que le fœtus 11e fût égalementtout formé dans les femelles des animaux vivipares;et il regarda cette observation comme une preuveconcluante, en faveur du système du développementsuccessif des germes. Peut-être cependant nel’eùt-ilregardée que comme une simple probabilité; peut-être ne se fùt-il pas écarté en ce seul point de cettesagesse qui le rendait inaccessible à l’esprit de sys-tème, si des raisons d’un autre ordre 11c lui eussent