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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE H ALLER. S07

couvertes, mais les découvertes elles-mêmes et leursrésultats; enfin, une école de dessinateurs que l’oninstruit à rendre avec exactitude et avec vérité tousles objets de l’histoire naturelle; institution qui estencore unique, tandis que les écoles de peinture sesont tant multipliées. Cependant, on est sûr parce moyen de se procurer des dessinateurs utiles auxprogrès des sciences ; au lieu qu’il peut être douteuxque les écoles de peinture soient aussi utiles pourformer de grands peintres. L’objet que se prososaitM. de Haller est peu brillant, mais il était du moinsassuré de le remplir : c’est un avantage que les éta-blissements destinés à répandre les sciences nousparaissent avoir en général sur ceux qui tendent àfaire fleurir les arts de l’imagination. Dans les sciencesd’observation et de calcul, on contribue nécessaire-ment à leurs progrès en multipliant le nombre deceux qui les cultivent, parce que les progrès succes-sifs de ces sciences peuvent être le résultat des tra-vaux combinés d’un grand nombre d’hommes. Lesarts d’imagination, au contraire, où chaque ouvrageest nécessairement le fruit du travail d’un seulhomme, ne doivent être cultivés que par les espritscapables de produire de grandes choses. Dans lessciences dont la pratique est utile, souvent mêmenécessaire, on ne peut trop étendre les lumièresparce qu’il importe que. tous les praticiens soientéclairés : dans les arts d’imagination, tout ce quin’est pas neuf ou brillant est inutile, et la multipli-cation des ouvrages médiocres corrompt le goût aulieu de le former. Dans les sciences, un enseigne-

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