Band 
Tome deuxième.
Seite
306
JPEG-Download
 

KLCNiK 1)K M. DI H ALLEli.

3ofi

11 fallait donc, pour composer ces quatre biblio-thèques, non-seulement qu’il eût extrait des livresqu’il avait lus tout ce qu’ils contenaient d’utile,mais encore qu’il sût renfermer en peu de mots lasubstance d’un ouvrage, le caractériser à la fois etl’apprécier en quelques lignes. Ce talent supposeune grande justesse et une grande netteté d’esprit,l’art de trouver le mot propre, et de choisir les toursqui n’obligent pas à employer des mots inutiles.

Nous avons rassemblé ici cette courte esquissede ses travaux, quoique plusieurs n’aient été finiset publiés que depuis son départ deGottingue; parceque c’est à Gottingue qu’il en rassembla les maté-riaux et qu’il en forma le plan, et que les dix-septannées qu’il y passa furent les seules de sa vie quiaient appartenu aux sciences sans distraction.

M. de Haller savait que, si c’est le génie seul quifait dans les sciences les grandes découvertes, cesont les sociétés savantes, les établissements d’ins-truction publique, qui éclaircissent ces découvertes,qui les répandent et les perfectionnent. Il n’employason crédit auprès du roi d’Angleterre que pour ob-tenir de lui des établissements utiles à la ville deGottingue : telles furent l’institution d’une école dechirurgie, celle d’une Académie des sciences, d’unhôpital pour les femmes grosses, où l’on enseignaitl’art des accouchements; d’un cabinet de pièces ana-tomiques préparées, moyen particulier à cette sciencede fixer les phénomènes que l’œil de l’anatomiste aune fois aperçus, et de mettre sous les yeux d’unemanière durable, non la simple exposition des dé-