ÉLOGE DE Al. DE HALLER.
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même temps sur des dépenses moins nécessaires.
Il dressa le plan d’une maison d’éducation desti-née aux fils des citoyens opulents. Ce plan avaitpour objet principal de former les hommes qui de-vaient un jour remplir les places de la république,et de leur apprendre, non ce que les grammairiensdu seizième siècle avaient cru qu’il fallait enseigner,mais ce que les philosophes et les hommes d’Etat dudix-huitième siècle peuvent croire utile à l’humanité.
M. de Ilalier savait combien les pasteurs dispersésdans les campagnes peuvent y contribuer à la féli-cité du peuple, lorsque leur fortune leur permetde joindre à leurs consolations des secours distribuésavec sagesse; lorsque, supérieurs au besoin,qui ins-pire des passions basses et fait naître des vuesétroites, ils peuvent réunir les lumières et la vertu,instruire et édifier. Il sentait surtout combien ilimporte que ces pasteurs, destinés à conduire lesautres et à les éclairer, ne soient pas dans la dé-pendance des hommes dont ils ont à combattre lespréjugés et les vices, et qu’ils n’aient pas des inté-rêts qui les rendent les ennemis de ceux dont ilsdoivent être les consolateurs et les amis. M. de Hallerdétermina le gouvernement de Berne à augmenterles appointements du clergé du pays de Vaud, etfut chargé de la distribution.
il existe à Berne un conseil de santé, occupé deveiller, et sur les abus qui peuvent intéresser la viedu peuple, et sur les secours qui peuvent lui êtrenécessaires. Il ne faut attendre du peuple ni atten-tion pour sa santé, ni prévoyance contre les maux