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Tome deuxième.
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34^ ÉLOGE ÜE M. DE 1.1NNÉ.

importantes de la vie : le cerveau ou l’organe d’oùpartent les nerfs; le cœur, on en général les viscèresdans lesquels réside la force qui fait circuler les li-queurs; les organes de la respiration; les mamelles;le nombre et la forme des dents ou la figure dubec; le nombre et la forme des parties qui serventau mouvement progressif. Il savait par ses observa-tions qu’une grande ressemblance dans ces partiesessentielles annonce nécessairement entre les diffé-rentes espèces un grand nombre d’autres rapports.Il aurait pu sans doute étendre aux animaux la mé-thode qu’il avait employée pour les plantes; mais ilcraignait que , malgré toute la modestie et la gra-vité qu’il pourrait mettre dans ses leçons ou dansses ouvrages, cette méthode n’offrît trop souvent àses élèves des images que les naturalistes mêmen’ont pas toujours le privilège de pouvoir contem-pler avec une entière indifférence: il écarta même,parmi les organes nécessaires aux autres fonctionsde la vie , ceux qu’on ne pouvait observer sans desrecherches anatomiques; il ne voulait pas qu’on secrût obligé de déchirer les animaux pour parvenirà les connaître. Ainsi, la pureté de ses mœurs etson humanité ont nui peut-être à la perfection, etsurtout à l’unité de son système. M. de Linné classales minéraux presque uniquement d’après leursformes extérieures. Les chimistes ont fait contrecette méthode des objections auxquelles il paraîtbien difficile de répondre: mais les naturalistes, oudu moins les disciples de M. de Linné, en auraientpu faire d’aussi fortes contre un système dont fana-