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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. DE LINNÉ.

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lyse chimique aurait fourni les premiers caractères;d’ailleurs, lorsque M. de Linné a publié sa méthode,l’analyse des substances minérales était bien éloignéedu degré de perfection où l’un de ses compatriotes,le célèbre Bergman, l’a portée depuis.

Toute méthode de nomenclature est nécessaire-ment dépendante de l’état des sciences, à l’époqueoù elle a été proposée ; et ce n’est qu’en la compa-rant avec leurs progrès, qu’on peut l’apprécier avecjustice. Mais, en convenant des défauts attachés àtoutes les méthodes artificielles, 011 ne peut s’em-pêcher de reconnaître qu’il faut, pour les former,joindre une vaste étendue de connaissances au talentde faire des combinaisons et de saisir des rapports;que ces systèmes utiles, nécessaires même pour suivresans s’égarer les détails immenses de l’histoire natu-relle, servent encore à faciliter la recherche des vé-rités générales; et qu’enfin, s’il y a peu île philoso-phie à prendre ces arrangements méthodiques pourla science elle-même, il y en a bien moins encore àles mépriser.

M. de Linné avait formé dès sa première jeunessele projet de son système général : il s’en occupatoute sa vie. Aucun naturaliste n’avait jusqu’à luiconçu un plan si vaste; et si on peut dans l’exécu-tion lui reprocher quelques défauts, c’est encoreun prodige qu’un seul homme ait pu le porter à cepoint de perfection.

Son Système de la nature eut douze éditions entrente ans; dans chacune il profitait de ses nou-velles observations, des travaux de ses disciples, des