ÉLOGE DU JVI. LE COMTE d’aRCI.
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pesant qui glisse par son poids le long d’un planmobile, en même temps que la pression de ce corpsfait mouvoir horizontalement le plan qui le porte;à la vérité, ce problème avait été résolu par MM. JeanBernoulli et Clairaut; mais dans la solution qu’endonne M. d’Arci, par une méthode qui lui est pro-pre, on aperçoit déjà l’empreinte de son talent, etmême de ce caractère original qui se retrouve danstoutes ses produtions.
La guerre vint alors enlever aux sciences M. lechevalier d’Arci (c’est le nom qu’il prit en entrant auservice, et que nous lui conserverons dans cet éloge,parce que c’est celui sous lequel il a publié tous sesouvrages); il fit, comme capitaine dans le régimentde Condé, deux campagnes en Allemagne et une enFlandre : en 1 746 il fut destiné à se joindre au se-cours que le roi envoyait au Prétendant, qui avaitdébarqué en Écosse. C’était pour sa patrie, poursa famille, pour les droits de celui qu’il regardaitcomme son prince, que M. d’Arci allait combattre;son espérance fut trompée, une flotte anglaise en-leva le convoi; on avait espéré qu’il échapperait à lafaveur de l’obscurité, mais il fut découvert par l’a-miral Knowles, à l’aide d’une lunette de nuit, ins-trument qui commençait alors à être connu en An-gleterre. Né en Irlande, M. d’Arci avait été pris enportant les armes contre le gouvernement de sa pa-trie; la loi le condamnait, mais l’humanité, la jus-tice et la politique engagèrent à le traiter comme unofficier français.
Les infortunes du Prétendant 11’avaient pu rien