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Tome deuxième.
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38o ÉLOGE DE M. LE COMTE d’aRCI.

cédés dans la njanipulation, donnent à la poudre leplus de force : il fallait savoir si la force qui estcommuniquée aux projectiles dépend de la promp-titude avec laquelle la poudre s’enflamme; mais,pour faire ces expériences, on avait besoin d’uneéprouvette qui donnât des résultats précis, et il n’enexistait pas. M. d’Arci imagina de suspendre un petitcanon à un pendule, et de juger de la force de lapoudre, par l’arc que le recul ferait décrire à ce ca-non : cet instrument, perfectionné depuis par lui-même, a été adopté par la régie des poudres ; il peutrendre sensibles de très-petites différences dans lapoudre; aucune circonstance étrangère n’en altère lesrésultats; et pour juger de la supériorité d’une pou-dre sur une autre, on trouverait difficilement uninstrument plus sensible ou plus sûr.

Il résulte des expériences de M. d’Arci, que plusla poudre s’enflamme vite, plus elle a de force; quele mélange exact des matières et la sécheresse de lapoudre contribuent à la rendre meilleure; qu’enfinde petites différences dans la manipulation en pro-duisent de bien plus sensibles dans les effets, quen’en font naître des changements dans la propor-tion des matières, qui, au premier coup d’œil, pa-raîtraient bien plus importants.

M. d’Arci examine ensuite quelle différence la lon-gueur des pièces du même calibre,,tirées avec descharges égales, produit dans la vitesse du boulet,et quels sont les effets des différentes quantités depoudre employées à charger la même pièce.

Pour mesurer la force des projectiles, il emploie