ÉLOGE DE M. LE COMTE d’aRCI. 38 I
un pendule contre lequel ces projectiles viennentfrapper, et la grandeur des arcs décrits par ce pen-dule donne les forces cherchées. Cette méthode, queItobins a employée, est préférable à celle où l’onvoudrait juger des forces par les portées, et M. d’Arcia rendu plus exacte la machine qu'il a imitée deRobins.
Ces expériences prouvent que plus on augmentela longueur des pièces, plus la force est augmentée,ou du moins que, pour de très-grandes longueurs,l’augmentation qui en résulte surpasse de beaucoup,et l’augmentation du frottement et celle de la résis-tance de l’air. Au contraire, l’augmentation de force,produite par une plus grande charge, dans un canonde longueur donnée, a des limites très-étroites.
La loi de la résistance que l’air oppose aux bou-lets, était un des objets les plus essentiels et enmême temps le plus difficile de ces recherches.Robins avait senti que si la loi qui donne la résis-tance proportionnelle aux carrés des vitesses, a lieu,même pour les fluides élastiques, dans de petites vi-tesses , elle cesse d’être juste et même approchée,lorsque les vitesses deviennent très-grandes. Il avaitfait, pour déterminer la loi qu’il fallait substituer àcette ancienne loi, une suite d’expériences intéres-santes; mais elles étaient bien loin de décider laquestion. Ce même objet a occupé M. d’Arci jus-qu’à la fin de sa vie; avec des instruments meilleurset un plan de recherches mieux combiné, il avaitdes ressources mathématiques plus étendues quecelles de Robins; mais il n’était point satisfait en-