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Tome deuxième.
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384 ÉLOGE DE M. LE COMTE d’aRCI.

tantanée : c’est l’objet que s’est proposé M. d’Arci.Il trouva que, pendant une nuit obscure, la sensa-tion que produisait un charbon allumé durait envi-ron huit tierces. Si on fait tourner un cercle où iln’y ait qu’une ouverture, et que derrière on placeun flambeau, ce flambeau demeure toujours visiblelorsque le cercle ne met que neuf tierces à faire sarévolution ; plus l’objet a d’éclat et d’étendue, enun mot, plus son impression sur l’organe est forte,plus la sensation a de durée, et moins il est néces-saire que le mouvement soit rapide.

C’est l’objet qui frappe le plus vivement nos yeuxque l’on voit et qui dérobe la vue des autres. Eneffet, que l’on fasse passer soit un corps plus visibledevant celui qui l’est moins, soit un corps moinsvisible devant celui qui l’est plus, c’est toujours lemoins visible qui disparaît. L’objet qui produit unesensation continue, quoiqu’il n’ait frappé les sensqu’un instant, fait une impression plus faible ques’il agissait pendant tout ce temps sur l’organe; ouplutôt on a une sensation mixte qui, lorsque la dif-férence de l’éclat est très-grande, ne paraît qu’unaffaiblissement de la plus grande lumière, mais qui,si l’inégalité est moindre, est un véritable mélangedes deux sensations.

Ainsi, un corps peut passerdevant nosyeux sans êtrevu, et sans marquer sa présence autr ement que parl’affaiblissement de l’éclat des objets qu’il couvre.

Ainsi, lorsqu’on fait tourner des cartons peintsde jaune et de bleu, on n’aperçoit qu’un cerclecontinu de couleur verte. Ainsi, les sept couleurs du