ÉLOGE UK Al. LIEUTAUD.
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pour aimer mieux avoir des frères que des esclaves ;et un peuple-roi, instruit par ses malheurs, donner,trop à regret peut-être, un exemple de justice àl’égard d’un peuple-sujet; exemple unique dansl’histoire, et que l’Angleterre doit se repentir den’avoir pas donné quelques années plus tôt. Cetterévolution eût été pour M. d’Arci le jour le plusheureux de sa vie; mais le sort lui enviait cetteconsolation, et ses derniers regards n’ont pas vu laliberté de son pays.
La place de pensionnaire-géomètre, qu’occupaitM. d’Arci, a été remplie par M. l’abbé Bossut, déjàassocié dans la même classe.
ELOGE DE M. LIEUTAUD.
Joseph Lîeutaud, conseiller d’État, premier mé-decin du roi, de Monsieur, frère du roi, et de mon-sieur le comte d’Artois, ancien professeur de méde-cine en l’université d’Aix, docteur-régent de lafaculté de médecine de Paris, associé de l’Académiedes sciences, président de la Société royale de mé-decine, de la Société royale de Londres, etc., naquità Aix en Provence, le 21 juin 1703, de Jean-Bap-tiste Lieutaud, avocat au parlement d’Aix, et deLouise Garidel. Il était le dernier de douze enfants.
La famille de M. Lieutaud, établie à Aix depuisun temps immémorial, a produit, dans le derniersiècle et dans celui-ci, un grand nombre d’officiers