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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. LIEUTAUD.

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vation d’un corps osseux trouvé dans ie cerveletd’un épileptique, celle d’une vésicule du fiel, bou-chée par une pierre, et qui s’était trouvée vide,tandis que le canal était distendu par la bile ; cetteobservation semble détruire les hypothèses par les-quelles on avait expliqué jusqu’alors le passage dela bile dans la vésicule; elle semble même pouvoirconduire à en démêler la véritable route. L’Acadé-mie crut dès lors devoir accorder à M. Lieutaud letitre de son correspondant, et il l’obtint sur le rap-port de M. Winslow, qui avait été critiqué dans leseul ouvrage que M. Lieutaud eût alors publié. Sicette conduite honore M. Winslow, il est impossibleaussi que M. Lieutaud, ayant reçu les mêmesmarques de justice et d’attachement de deux hommesdont il avait combattu les opinions, ne dût pas unepartie de cet avantage à son caractère, et à l’idée qu’ilavait inspirée de sa franchise et de son amour pourla vérité : peut-être la justice serait-elle plus com-mune en ce genre, si l’on pouvait toujours supposerque ce sentiment est le seul motif qui ait inspiréles critiques. Ce qui paraît le prouver, c’est quedans les sciences, où la critique a pour objet desquestions importantes, où l’on discute des véritésréelles, et dont les conséquences influent sur lebonheur des hommes, les auteurs supportent la cen-sure avec plus de patience, et la pardonnent plusvite que dans la littérature, où la critique ne s’exerceque sur le talent des écrivains, à qui dès lors ilsemble permis de voir dans leurs censeurs des enne-mis de leur gloire, plutôt que des amis de la vérité.