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Tome deuxième.
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éLOGE 1)E M. BUCQUET. !\ I 5

clef de l’histoire naturelle. L’étude de ces sciencesréunies perdait ce que l’étude de chacune en parti-culier pouvait avoir de sec ou de rebutant. Cetteforme de leçon était plus propre à encourager lescommençants, qu’il faut sans cesse distraire de ceque l’étude a de pénible, par quelque attrait de cu-riosité, ou par l’intérêt de quelque application utile.Les leçons de M. Bucquet en devenaient surtout plusséduisantes pour les gens du monde, qui, moins ja-loux d’acquérir des connaissances que de paraîtreen avoir, cherchent surtout à se procurer des moyensde passer, sans ennui * ce temps si court pour leshommes occupés, et si long pour ceux qui ne sa-vent le remplir que par les soins de la vanité ou duplaisir.

Dans ces mêmes cours, M. Bucquet traitait avecun très-grand détail de la chimie du règne végétal,partie si importante à la fois et si difficile, qui n’acommencé que de nos jours à être traitée par uneméthode vraiment analytique. Il donnait enfin lachimie du règne animal : cette branche de la chimieest la moins avancée de toutes, malgré l’intérêtqu’aurait dû inspirer aux savants un rapport plusimmédiat avec nous-mêmes, et l’utilité qui peut ré-sulter un jour de l’union de cette étude à celle del’anatomie; mais la chimie du règne animal présentedes dégoûts que n’a point la chimie des deux autresrègnes : peut-être aussi est-elle plus difficile par elle-même. Les moyens que la nature emploie dans laformation des corps minéraux sont les mêmes queceux de nos laboratoires; seulement elle agit plus