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Tome deuxième.
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41() tl.OGi: DK >1. BliCQUET.

en grand, et n’est point bornée par le temps : dansles autres règnes, au contraire, les moyens par les-quels elle forme ou décompose les mixtes ne sontpas en notre pouvoir: nous ne pouvons qu’observerses opérations et non les contrefaire. Ainsi, la chi-mie des corps vivants doit être plus compliquée quecelle des minéraux; et la chimie du règne animalparaît en même temps devoir offrir de plus grandesdifficultés que celle des végétaux, puisque les subs-tances qui servent de base aux produits des fonc-tions animales sont ces mêmes matières végétalesdont la nature et la formation nous offrent déjà desmystères si difficiles à pénétrer.

A la forme intéressante que M. Bucquet avait sudonner à ses cours, se joignait le talent rare du dé-monstrateur. Il parlait avec clarté et avec précision,avec facilité et avec noblesse, avec méthode et avecfeu : toute l’ardeur qu’il avait mise à chercher lavérité, tout le plaisir qu’il avait senti en l’aperce-vant, se montraient dans la manière dont il la pré-sentait à ses élèves ; il exposait des détails arides, desthéories abstraites, avec une chaleur qui se commu-niquait à ses auditeurs , parce qu’elle était vraie. Cen’était point cet enthousiasme de commande ques’efforcent de montrer, pour tous les objets, les hom-mes qui n’en ont véritablement pour aucun ; ce luxed’imagination qui, mettant à la place de la vérité destableaux brillants et fantastiques, cherche à subju-guer la multitude, lorsqu’il faudrait l’éclairer; cen’était point cette»fécondité, cette abondance queproduit le désordre des idées, et qui, si elle n’est