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Tome deuxième.
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4^2 ÉLOGE DE M. BUCQUET.

même bain ; en mesurant avec des thermomètres,qu’on a eu soin de rendre comparables, la tempéra-ture de ces fluides, on trouve que, soumis égale-ment à l’action d’une même cause et dans des cir-constances semblables, ils n’y prennent cependantni la même température que le fluide où ils sontplongés, ni des températures égales; qu’enfin ils neparviennent à la température qu’ils doivent conser-ver, ni dans le même temps, ni suivant la même pro-gression : le différent degré de chaleur auquel chaquefluide, chargé du poids de l’atmosphère, peut devenirexpansible, est la cause d’une partie des différencesobservées, puisqu’elles disparaissent lorsque les flui-des soumis à l’expérience sont contenus dans desvaisseaux fermés. Cependant il en subsiste encorequelques autres, et celles qu’on observe pour lestempératures inférieures à la température moyennede l’atmosphère, ne peuvent dépendre de la diffé-rente expansibilité des fluides soumis aux expé-riences. M. Bucquet n’a pas cherché à proposerd’autres causes de ces phénomènes, il s’est borné àprésenter une suite de faits singuliers bien consta-tés, bien liés entre eux; jusqu’ici l’explication en estinconnue, et elle dépend sans doute des lois de lacommunication ou de la production de la chaleur,lois dont la découverte honorera peut-être notresiècle, mais qui sont encore au moins à demi ca-chées aux yeux des physiciens.

On doit compter encore parmi les grands projetsdont M. Bucquet s’était occupé, une suite d’analysescomparées d’un grand nombre de substances miné-