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Tome deuxième.
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ÉLOGE UE M. BUCQUET. 4 2 1

voix publique, sans laquelle le choix des compagniessavantes les plus éclairées ne satisfait qu’imparfai-tetnent ceux qui prétendent à la gloire, M. Bucquetsentit redoubler son ardeur pour l’étude, et se fitun devoir, envers l’Académie et le public, de rem-plir les espérances qui lui avaient mérité leurs suf-frages.

Il osa entreprendre de répéter toutes les expé-riences, de refaire toutes les analyses déjà connuesen chimie, en ayant égard à l’influence que devaientavoir nécessairement, dans ces expériences et dansces analyses, ces substances aériformes qui, longtempsinconnues ou plutôt négligées des chimistes, sont de-venues depuis quelques années l’objet presque uni-que de leurs travaux, qui font partie de presque toutesles substances, et influent dans presque toutes lesopérations de la nature, comme presque dans toutesles expériences des laboratoires. M. Bucquet a étébien loin d’achever cet ouvrage immense; mais ils’était uni pour ce travail avec M. Lavoisier, qu’a-nime un zèle égal pour le progrès des sciences; ainsi,du moins pour cette partie, les travaux commencéspar M. Bucquet ne seront point perdus : nous pour-rons être sûrs que les sciences n’auront à regretter riende ce qu’elles devaient attendre de lui; sa mémoiremême ne sera point privée de la portion de gloirequi lui appartenait, elle l’obtiendra de la justice etde l’amitié de son collègue.

M. Bucquet avait fait, avec le même chimiste, unesuite d’expériences sur la manière dont la chaleur secommunique à différents fluides plongés dans un