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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. BERLIN.

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Cet état dura jusqu’au lendemain, qu’il parut secalmer; mais se croyant toujours poursuivi, il s’é-chappa, quoique gardé à vue, et se jeta par une fe-nêtre; heureusement son habit s’accrocha à uneperche, il resta suspendu, et sa chute ne fut accom-pagnée d’aucune blessure. Dès ce moment, sa ma-ladie changea de caractère; une léthargie de troisjours succéda au seul accès de délire bien caracté-risé qu’il ait éprouvé; après ce temps, un réveil dequelques minutes, pendant lequel il parut avoir toutesa raison, fut suivi d’une nouvelle léthargie qui duraquatre jours; ni les remèdes, ni les excitatifs nepouvaient le tirer de cet état; à peine était-il pos-sible de lui faire avaler quelques gouttes d’eau; sesmembres étaient mous et flexibles; les mouvementsdes artères étaient insensibles; un battement decœur qu’on avait peine à saisir, une respiration lenteet presque imperceptible, étaient les seuls sy mptômesde vie qui lui restassent: à son réveil, il paraissaitcalme, causait avec ses amis, mangeait avec plaisirle dîner qu’on avait soin de lui tenir prêt, car la ré-gularité de ses accès permettait cette précaution; et,après environ une demi-heure, il retombait en lé-thargie.

Néanmoins, dans cet état de mort apparente, d’in-sensibilité presque totale, ni ses sens, ni son espritne participaient à son assoupissement : un jour, ens’éveillant, il refusa le dîner qu’on lui avait préparé,et demanda du poisson ; comme on craignait que leretour de son sommeil ne le surprît, on lui objectala difficulté d’en avoir. Est-ce que je ne sais pas, ré-