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Tome deuxième.
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46o ÉLOGE DE M. DE COURT A. N VAUX.

comme à M. de Courtanvaux, le goût des sciences,et une sorte de répugnance pour le monde, c’est-à-dire, pour la dissipation sans plaisir, la vanité sansmotif, et l’oisiveté sans repos. M. de Montmirail yjoignait l’habitude du travail.

Une place d’honoraire à l’Académie était le seulobjet d’ambition dont M. de Courtanvaux n’eût pasfait le sacrifice : mais il savait que son fils avait lemême désir; il sut lui cacher ses vues, et y renoncerpour toujours : l’idée de succéder à son fils ne seprésente point à l’esprit d’un père. Cependant l’Aca-démie eut le malheur de perdre M. de Montmirail,et le regretta comme un des hommes de son étatqui donnaient le plus d’espérance aux sciences et àla patrie. Elle crut devoir lui choisir son père poursuccesseur; elle offrit à M. de Courtanvaux, moinsune place d’académicien, qu’une association avecles hommes qui avaient le mieux connu son fils, etqui l’avaient le plus estimé; elle unissait ses regretsaux regrets d’un père, et rendait à la piété filiale deM. le marquis de Montmirail un triste et dernierhommage. M. de Courtanvaux reçut avec recon-naissance, mais en gémissant, cette marque d’estimede l’Académie, qu’il avait longtemps désirée, maisque le sort lui faisait acheter par une perte sicruelle.

U s’était fait connaître de la compagnie par deuxmémoires imprimés parmi ceux des savants étran-gers : l’un a pour objet l’éther marin, et l’autre laconcentration et l’inflammation du vinaigre radical.

Il n’existait aucune méthode certaine de faire l’é-