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Tome deuxième.
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JîLOGE DE M. DE COURTANVaUX. ZjGl

ther marin, quoique plusieurs procédés, proposéspour y parvenir, eussent prouvé la possibilité decette opération. La difficulté de réussir paraissaittenir à celle de pouvoir employer l’acide marin dansun assez grand degré de concentration pour agiravec force sur l’esprit-de-vin. C’était à ce point quecette difficulté avait été réduite par MM. Rouelle,dont l’aîné avait été le maître en chimie de M. deGourtanvaux, et dont le cadet présidait avec lui auxtravaux qu’il avait entrepris dans son laboratoire deColombe. M. de Courtanvaux choisit, parmi les pré-parations d’acide marin, la liqueur fumante de Liba-vius, et cette expérience eut un succès complet. De-puis, on a trouvé d’autres méthodes; mais on saitcombien, dans les sciences, une première méthode,une fois connue, rend facile la découverte des au-tres, même de celles qui paraissent s’en éloigner leplus.

Le vinaigre radical, c’est-à-dire le vinaigre privéd’eau autant qu’il est possible, a des propriétés sin-gulières, qui furent observées à peu près dans lemême temps par M. le marquis de Courtanvaüx etpar M. le comte de Lauraguais. Parvenu à un cer-tain degré de concentration, le vinaigre devient sus-ceptible de prendre, par le refroidissement, uneforme concrète ; la température nécessaire pourproduire ce phénomène est de quelques degrés au-dessus du terme de la glace : c’est une véritable cris-tallisation qui se forme alors; mais elle est si fu-sible, qu’une chaleur de bain-marie, très-faible, larésout en liqueur. Si on augmente la concentration