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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE Al. DE AIAUREPAS. 4^5

objet non de véritables crimes, mais des vices dan-gereux dont l’éducation seule peut préserver, et quela crainte de l’opiniou peut seule corriger. En effet,les lois dont toutes les dispositions doivent êtred’une précision rigoureuse, les lois qui demandentdes preuves régulières et irrésistibles, semblent de-voir être réservées pour ces actions, criminelles parelles-mêmes, qui blessent directement les droits dela société : elles perdent toute leur force, et peuventmême devenir injustes, lorsqu’on les emploie contreles actions qui ne sont des crimes, que parce qu’ellessont défendues par le législateur, et qui ne devien-nent dangereuses pour la société, ou même con-traires à la morale, que par des circonstances sou-vent difficiles à déterminer avec cette précision et cet tecertitude que les lois doivent toujours exiger avantde punir. Toute loi d’ailleurs qui attaque de frontun vice que les mœurs tolèrent est nécessairementbientôt éludée et oubliée; mais du moins, tant quecette loi subsiste, tout privilège qui en dispense estun scandale et une injustice. Le législateur peut etdoit même souvent laisser des vices impunis : jamaisil ne doit les protéger. M. de Maurepas saisit lepremier moment où la destruction de ces maisonsn’était plus au-dessus de son crédit pour la deman-der et l’obtenir; elles furent fermées le même jour.Le peuple, dont les regards avaient été fatigués silongtemps par les scènes scandaleuses, les désastres,les vols, les meurtres occasiounés par le jeu, allaiten foule contempler ces antres de l’avarice, désor-mais fermés, et qu’il ne devait pas craindre de voir