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Tome deuxième.
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488 ÉLOGE DE M. DE 51AUHEPAS.

serait permis d’en tirer vanité, si, malheureusement,nous n’avions adopté quelques modes ridicules desAnglais, avec plus d’enthousiasme encore que leurphilosophie.

M. le comte de Maurepas ne put résister, dans saretraite, au désir qu’on lui montrait de le consultersur des affaires particulières; il se rendit le conseild’un grand nombre de familles considérables et l’ar-bitre de leurs plus grands intérêts. Son intégrité, laconfiance que sa réputation de sagacité lui avait ac-quise , lui formaient ainsi une sorte de ministèreassez étendu pour l’occuper, assez important pourl’intéresser, et d’autant plus flatteur, qu’il ne devaitplus son autorité qu’à lui-même. Par là il évitait cevide qu’éprouvent les ministres déplacés, lorsqu’ilsn’ont rien à substituer, ni aux grands objets qui lesont occupés, ni à ces agitations qui fatiguent etqu’on préfère à l’ennui. Le dégoût de tout ce quin’est que spéculation, est la suite presque nécessairede l’habitude de s’occuper des affaires publiques.Le travail qu’elles exigent attache fortement, parcequ’il conduit toujours à un résultat qui produit surles autres hommes un effet réel. Pour un ministre,travailler est agir : une occupation tranquille nepeut donc remplacer les affaires dans l’hommequi s’y est livré, à moins qu’il n’ait pour la véritécette passion qui, satisfaite du plaisir de la con-naître, fait trouver des jouissances même dans letravail auquel elle se dévoue pour la chercher, etqui ne croit aucun temps mieux employé que celuiqu’elle consacre à l’étude, parce qu’elle regarde la