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Tome deuxième.
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4<JO JÉLOGE UE M. UE MAÜREPAS.

fois des esclaves de la faveur, et en reconnut plu-sieurs, qui, après vingt-cinq ans d’oubli, vinrent luirépéter avec confiance les mêmes protestations dedévouement et de zèle, lui faire entendre les mêmesflatteries, et le fatiguer d’une reconnaissance quede nouvelles espérances avaient enfin réveillée.M. de Maurepas ne leur montra ni indignation nidédain; peut-être même n’eut-il point pour eux plusde mépris que pour ses autres flatteurs; peut-êtrefut-il moins indigné de leur bassesse que frappé deleur maladresse et amusé de leur secret embarras.L’habitude des affaires apprend à mal penser deshommes ; et cette mauvaise opinion de l’humanitéest un malheur attaché aux grandes places. Ce n’estpas que ceux qui habitent les cours et les capitalessoient beaucoup plus corrompus que les autreshommes; la différence à cet égard est plus petitepeut-être qu’on ne l’imagine communément; maisun ministre est obligé d’arrêter sans cesse ses regardssur ce qui s’écarte de l’ordre, et ce qui s’y conformelui échappe presque nécessairement. Si on s’adresseà lui, c’est presque toujours pour lui demander defaire une injustice ou de la réparer; chaque affairenouvelle lui découvre donc un méchant de plus ouune nouvelle preuve de la corruption humaine. Lesgens avides l’assiègent, et les hommes vertueux nes’empressent pas autour de lui. L’amour du bienpublic, le zèle pur et éclairé du citoyen n’a pointcette activité importune que donne l’intérêt per-sonnel. Ce zèle parle hautement et avec force; maisil ne se fait entendre qu’une fois : si on le repousse,