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Tome deuxième.
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ÉLOGE DE M. TRONCHIN.

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qu’il nous apprenait à nous en préserver par l’ino-culation. Sa méthode était simple et contrariait peules désirs du malade : il lux prescrivait de respirerun air pur et frais, de se désaltérer avec des bois-sons antiputrides, de diminuer, par tous les soinsde la propreté, une partie des dégoûts et des incom-modités de la maladie. Par ce moyen, il mouraitmoins de malades, et la mort de ceux qu’il ne pou-vait sauver était moins affreuse.

Ainsi la méthode de M. Tronchin diffère beau-coup de celle qu’il trouva établie. Le temps seulpeut nous apprendre si c’est à leur utilité ou à leurnouveauté que les changements introduits par lui,ou à son exemple, durent les réclamations qu’ilsexcitèrent; et sur plusieurs points il a déjà prononcéen sa faveur.

Lorsque M. Tronchin vint s’établir à Paris, il es-suya tout ce que la haine peut produire dans unecarrière où il attaquait à la fois la gloire et la for-tune de ses rivaux. Au tort d’être étranger, d’ëtrenovateur et d’avoir des succès et de la vogue, iljoignait celui d’avoir établi l’inoculation, contre la-quelle toutes les espèces de préjugés semblaient s’ë-tre réunis. Mais il triompha de tous ces obstaclespar son sang-froid et son courage, ne l'épondantaux critiques qu’en guérissant les maladies; consul-tant sans peine avec les médecins qui, dans d’au-tres circonstances, avaient refusé de consulter aveclui; retournant, sans se faire solliciter, sans se per-metti’e aucun reproche, chez les malades qui l’a-vaient abandonné; ne songeant point à son amour-