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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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sentatio» d’une tragédie élèvent l’âme, l’épurent,la tirent de celte apathie, de cette personnalité,maladies auxquelles l’homme riche et dissipé estcondamné par la nature. Les spectacles forment enquelque sorte un lien entre la classe des hommesqui pensent et celle des hommes qui ne pensentpoint. Ils adoucissent l’austérité des uns , et tempè-rent dans les autres la dureté qui naît de l’orgueilet de la légèreté. Mais, par une fatalité singulière,dans le pays où l’art du théâtre a été porté au plushaut degré de perfection, les acteurs, à qui le publicdoit le plus noble de ses plaisirs, condamnes par lareligion, sont flétris par un préjugé ridicule.

Voltaire osa le combattre. Indigné qu’une actricecélébré, longtemps l’objet de l’enthousiasme, enle-vée par une mort prompte et cruelle, fût, en qualitéd’excommuniée, privée de la sépulture, il s’éleva,et contre la nation frivole qui soumettait lâchementsa tête à un joug honteux, et contre la pusillani-mité des gens en place qui laissaient tranquillementflél rir ce qu’ils avaient admiré. Si les nations ne secorrigent guère, elles souffrent du moins les leçonsav ec patience. Mais les prêtres, à qui les parlementslle laissaient plus excommunier que les sorciers etles comédiens, furent irrités qu’un poète osât leurdisputer la moitié de leur empire; et les gens en placene * l, i Pardonnèrent point de leur avoir reproché leurindigne faiblesse.

Voltaire sentit qu’un grand succès au théâtre pou-vait seul, en lui assurant la bienveillance publique,le defendre contre le fanatisme. Dans le pays ou