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Tome quatrième.
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VIE DE VOETAIKE.

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son appui pour lui obtenir un titre d’associé libredans l’Académie des sciences, et pour entrer danscelle des belles-lettres, places qu’il ambitionnaitalors comme un asile contre l’armée des critiqueshebdomadaires, que la police oblige à respecter lescorps littéraires, excepté lorsque des corps ou desparticuliers plus puissants croient avoir intérêt deles avilir, en les abandonnant aux traits de ces mé-prisables ennemis.

Voltaire alla donc à Berlin; et le même prince quile dédaignait, la même cour où il n’essuyait plus quedes désagréments, furent offensés de ce départ. Onne vit plus que la perte d’un bomme qui honorait laFrance, et la honte de l’avoir forcé à chercher ail-leurs un asile. 11 trouva dans le palais du roi dePrusse la paix et presque la liberté, sans aucun autreassujettissement que celui dépasser quelques heuresavec le roi, pour corriger ses ouvrages et lui ap-prendre les secrets de l’art d’écrire. Il soupait pres-que tous les jours avec lui. Ces soupers, où la libertéétait extrême, où l’on traitait avec une franchise en-tière toutes les questions de la métaphysique et dela morale, où la plaisanterie la plus libre égayait outranchait les discussions les plus sérieuses, où le roidisparaissait presque toujours pour ne laisser voirque l’homme d’esprit, n’étaient pour Voltaire qu’undélassement agréable. Le reste du temps était con-sacré librement à l’étude.

Il perfectionnait quelques-unes de ses tragédies,achevait le Siècle de Louis XJ F, corrigeait la I } ucelle,travaillait à son Essai sur les mœurs et l’esprit des