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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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douces, (jue la religion soit tolérante; il ne va pasplus loin. C’est à tous les hommes qu’il s’adresse, etil ne leur dit que ce qui peut les éclairer également,sans révolter aucune de ces opinions qui, liées avecles constitutions et les intérêts d’un pays, ne peuventcéder à la raison, tant que la destruction des erreursplus générales ne lui aura point ouvert un accès plusfacile.

A la tête de ses Poésies fugitives, Voltaire avaitplacé dans celte édition une Épître adressée à samaison des Délices, ou plutôt un Hymne à la Li-berté : elle suffirait pour répondre à ceux qui, dansleur zèle aristocratique, l’ont accusé d’en être l’en-nemi. Dans ces pièces, où régnent tour à tour lagaieté, le sentiment ou la galanterie, Voltaire necherche point à être poète ; mais des beautés poé-tiques de tous les genres semblent lui échapper mal-gré lui. Il ne cherche point à montrer de la philoso-phie, mais il a toujours celle qui convient au sujet,aux circonstances, aux personnes. Dans ces poésiescomme dans les romans, il faut que la philosophiede l’ouvrage paraisse au-dessous de la philosophiede l’auteur. Il en est de ces écrits comme des livresélémentaires, qui ne peuvent être bien faits, à moinsque l’auteur n’en sache beaucoup au delà de ce qu’ilscontiennent. Et c’est par cette raison que dans cesgenres, regardés comme frivoles, les premières places11e peuvent appartenir qu’à des hommes d’une raisonsupérieure.

Cette même année fut l’époque d’une réconcilia-tion entre Voltaire et son ancien disciple. Les Au-