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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

lOI

La margrave de Bareith mourut au milieu de laguerre. Le roi de Prusse écrivit à Voltaire , pour leprier de donner an HO m de sa sœur une immortalitédont ses vertus aimables et indulgentes, son âme éga-lement supérieure aux préjugés, à la grandeur et auxrevers, l’avaient rendu digne. L’ode que Voltaire aconsacrée à sa mémoire est remplie d’une sensibilitédouce, d’une philosophie simple et touchante. Cegenre est un de ceux où il a eu le moins de succès,pai'ce qu’on y exige une perfection qu’il ne put ja-mais se résoudre à chercher dans les petits ouvra-ges, et que sa raison ne pouvait se prêtera cet en-thousiasme de commande qu’on dit convenir àIode. Celles de Voltaire ne sont que des pièces fugi-tives où 1 on retrouve le grand poète, le poète phi-losophe , mais gêné et contraint par une forme quine convenait pas à "la liberté de son génie. Cependantil faut avouer que les stances aune princesse sur le

jeu, et surtout ces stances charmantes sur la vieil-lesse :

Si vous voulez que j’aime encore, etc.

sont des odes anacréontiques fort au-dessus de cellesd Horace, qui cependant, du moins pour les gensd un goût un peu moderne, a surpassé son modèle.

La France, si supérieure aux autres nations dansla tragédie et la comédie, n’a point été aussi heu-reuse en poètes lyriques. Les odes de Rousseau n’of-frent guère qu’une poésie harmonieuse et impo-sante, mais vide d idees ou remplie de pensées fausses.La Motte, plus ingénieux, n’a connu ni l’harmonie,