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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAIRE.

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le sort de celui de Paris; d’autres consentirent àrester, et sacrifièrent une partie de leurs membres.Tout se tut devant l’autorité , et il ne manqua ausuccès des ministres que l’opinion publique qu’ilsbravaient, et qui, au bout de quelques années, eutle pouvoir de les détruire.

Voltaire baissait le parlement de Paris, et aimaitle duc de Choiseul ; il voyait dans l’un un ancienpersécuteur que sa gloire avait aigri et n’avait pasdésarmé; dans l’autre, un bienfaiteur et un appui.Il fut fidèle à la reconnaissance, et constant dansses opinions. Dans toutes ses lettres, il exprime sessentiments pour le duc de Choiseul avec franchise ,avec énergie ; et il n’ignorait pas que ses lettres( gr âce à l’infâme usage de violer la foi publique )étaient lues par les ennemis du ministre exilé. Unjoli conte, intitulé Barmécide (j), est le seul mo-nument durable de l’intérêt que cette disgrâce avaitexcité. L’injustice avec laquelle les amis ou les par-tisans du ministre l’accusèrent d’ingratitude, futun des chagrins les plus vifs que Voltaire ait éprou-vés. Il le fuL d’autant plus, que le ministre partageacelte injustice. En vain Voltaire tenta de le désa-buser; il invoqua vainement les preuves qu’il don-nait de son attachement et de ses regrets.

Je l’ai dit à la terre, au ciel, à Gusman même,

écrivait-il dans sa douleur. Mais il ne fut pas en-tendu.

(i) L’épître de Bcnaldahi n Caramouftéc. Voltaire, volumer/ ’ Epltres.