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Tome quatrième.
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V I K DE VOLT A IRE. I /j [

père, si on pouvait prouver qu’elle eût passé la nuitde ses noces hors de la maison paternelle.

Ce peuple souffr ait, sans oser se plaindre, et voyait,avec une douleur muette, passer aux mains desmoines, ses épargnes, qui auraient dû fournir à l’in-dustrie et à la culture des capitaux utiles. Heureu-sement la construction d’une grande route ouvritune communication entre eux et les cantons voisins.Ils apprirent qu’au pied du Mont-Jura existait unhomme dont la voix intrépide avait plus d’une foisfait retentir les plaintes de l’opprimé jusque dans lepalais des rois, et dont le nom seul faisait pâlir la ty-rannie sacerdotale. Ils lui peignirent leurs maux, etils eurent un appui.

La PYance, l’Europe entière connurent les usur-pations et la dureté de ces prêtres hypocrites quiosaient se dire les disciples d’un Dieu humilié, etvoulaient conserver des esclaves. Mais après plusieursannées de sollicitations, on ne put obtenir du timidesuccesseur de M. de Maupeou , un arrêt du conseil(pii proscrivît cette lâche violation des droits de l’hu-manité; il n’osa, par ménagement pour le parlementde Besançon, soustraire à son jugement une causequi ne pouvait être regardée comme un procès ordi-naire, sans reconnaître honteusement la légitimitéde la servitude. Les serfs de Saint-Claude furent ren-voyés devant un tribunal dont les membres, sei-gneurs de terres où la servitude est établie, se firentun plaisir barbare de resserrer leurs fers; et ces ferssubsistent encore.

Ils ont seulement obtenu, en 1778, de pouvoir,