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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTAtRE.

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en abandonnant leur patrie et leurs chaumières, sesoustraire à l'empire monacal. Mais un autre articlede celte même loi a plus que compensé ce bienfaitsi faible pour des infortunés, que la pauvreté plusque la loi attache à leur terre natale. C’est dans cemême édit que le souverain a donné, pour la pre-mière fois , le nom et le caractère sacré de propriétéà des droits odieux, regardés, même au milieu del’ignorance et de la barbarie du treizième siècle ,comme des usurpations que ni le temps, ni les titresne pouvaient rendre légitimes; et un ministre hypo-crite a fait dépendre la liberté de l’esclave, non dela justice des lois, mais de la volonté de ses tyrans.

Qui croirait, en lisant ces détails, que c’est ici lavie d’un grand poète, d’un écrivain fécond et infa-tigable? Nous avons oublié sa gloire littéraire,comme il l’avait oubliée lui-même. Il semblait n’enplus connaître qu’une seule, celle de venger l’huma-nité, et d’arracher des victimes à l’oppression.

Cependant son génie, incapable de souffrir le re-pos, s’exercait dans tous les genres qu’il avait em-brassés , et même osait en essayer de nouveaux. Ilimprimait des tragédies auxquelles on peut sansdoute reprocher de la faiblesse, et qui ne pouvaientplus arracher les applaudissements d’un parterre quelui-même avait rendu si difficile, mais où l’hommede lettres peut admirer de beaux vers, et des idéesphilosophiques et profondes, tandis que le jeunehomme qui se destine au théâtre, peut encore y étu-dier les secrets de son art ; des contes où ce genre,borné jusqu’alors à présenter des images volup-