VIE DE VOI.TAinE.
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tueuses ou plaisantes qui amusent l’imagination, ouréveillent la gaieté, prit un caractère plus philoso-phique, et devint, comme l’apologue, une école demorale et de raison; des épîtres où, si on les com-pare à ses premiers ouvrages, l’on trouve moins decorrection, un ton moins soutenu et une poésiemoins brillante, mais aussi plus de simplicité et devariété, une philosophie plus usuelle et plus libre,un plus grand nombre de ces traits d’un sens pro-fond que produit l’expérience de la vie; des satires,enfin, où les préjugés et leurs protecteurs sont livrésau ridicule sous mille formes piquantes.
En même temps il donnait, dans sa philosophiede l’histoire, des leçons aux historiens, en bravantla haine des pédants, dont il dévoilait la stupidecrédulité, et l’envieuse admiration pour les tempsantiques. Il perfectionnait son Essai sur les mœurset l’esprit des Nations, son Siècle de Louis XIV, etV ajoutait Y Histoire du siècle de Louis XV, histoireincomplète, mais exacte, la seule où l’on puisseprendre une idée des événements de ce règne, et oùl’on trouve toute la vérité qu’on peut espérer dansune histoire contemporaine , qui ne doit être ni unedénonciation, ni un libelle.
Des nouveaux romans, des ouvrages ou sérieuxou plaisants, inspirés par les circonstances, n’ajou-taient pas à sa gloire, mais continuaient à la rendretoujours présente, soutenaient l’intérêt de ses par-tisans, et humiliaient cette foule d’ennemis secretsqui, pour se refuser à l’admiration que l’Europe leurcommandait, prenaient le masque de l’austérité.