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Tome quatrième.
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VIE DE VOLTA.IKE.

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d’une caste intolérante qui a usurpé, avec une au-dace trop longtemps soufferte, le droit déjuger et depunir les pensées.

D’ailleurs son empire sur l’esprit de la populacen’est pas encore détruit; un chrétien privé de la sé-pulture est encore, aux yeux du petit peuple, unhomme digne d’horreur et de mépris, et cette hor-reur dans les âmes soumises aux préjugés s’étendjusque sur sa famille. Sans doute si la haine des prê-tres ne poursuivait que des hommes immortaliséspar des chefs-d’œuvre, dont le nom a fatigué la re-nommée, dont la gloire doit embrasser tous les siè-cles , on pourrait leur pardonner leurs impuissantsefforts; mais leur haine peut s’attacher à des victimesmoins illustres; et tous les hommes ont les mêmesdroits.

Le ministère, un peu honteux de sa faiblesse, crutéchapper au mépris public en empêchant de parlerde Voltaire dans les écrits, ou dans les endroits oùla police est dans l’usage de violer la liberté, sousprétexte d’établir le bon ordre, qu’elle confond tropsouvent avec le respect pour les sottises établies ouprotégées.

On défendit aux papiers publics de parler de samort, et les comédiens eurent ordre de ne joueraucune de ses pièces. Les ministres ne songèrentpas que de pareils moyens d’empêcher qu’on nes’irritât contre leur faiblesse, ne serviraient qu’à endonner une nouvelle preuve, et montreraient qu’ilsn’avaient ni le courage de mériter l’approbationpublique, ni celui de supporter le blâme.