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Tome quatrième.
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VIK DE VOI.TA1HE.

témoignages; et que l’historien philosophe doit non-seulement rejeter les faits miraculeux, mais peseravec scrupule les motifs de croire ceux qui s’écartentde l’ordre commun de la nature.

Peut-être a-t-il abusé quelquefois de celte règle sisage qu’il avait donnée, et dont le calcul peut rigou-reusement démontrer la vérité. Mais on lui devratoujours d’avoir débarrassé l’histoire de cette foulede faits extraordinaires, adoptés sans preuves, qui,frappant davantage les esprits, étouffaient les évé-nements les plus naturels et les mieux constatés ; etavant lui la plupart des hommes ne savaient de l’his-toire que les fables qui la défigurent. Il a prouvé queles absurdités du polythéisme n’avaient jamais étéchez les grandes nations que la religion du vulgaire,et que la croyance d’un Dieu unique, commune àtous les peuples, n’avait pas eu besoin d’être révéléepar des moyens surnaturels. Il a montré que tousles peuples ont reconnu les grands principes de lamorale, toujours d’autant plus pure que les hommesont été plus civilisés et plus éclairés. Il nous a faitvoii 1 que souvent l’influence des religions a cor-rompu la morale, et que jamais elle ne l’a perfec-tionnée.

Comme philosophe, c’est lui qui le premier aprésenté le modèle d’un simple citoyen embrassant,dans ses vœux et dans ses travaux, tous les intérêtsde l’homme dans tous les pays et dans tous lessiècles, s’élevant contre toutes les erreurs, contretoutes les oppressions, défendant, répandant toutesles vérités utiles.